En sexualité, cela serait simple : il suffirait pour l'homme de poser comme en protection sa main sur le mont de Vénus, ce doux petit coussin de graisse, et d’attendre ; une humidité se ferait très doucement et l’oraison apparaîtrait en bourgeons, les jambes s’ouvriraient comme la serrure du monde, sous des sucs animaux, la lenteur de l’homme ferait de cette blessure l’astre central du monde en implosion. Et peut-être entre femme fatale ou fétichismes. Ou seule ta peau, seulement. A effleurer avant de pénétrer.
Mais ce n’est pas ainsi, sexualités féminine et masculine sont bien trop éloignées.
Cette asymétrie, chère à Lacan, explique les échecs, mais le désir reviendra sans cesse come un leitmotiv, ne se satisfaisant pas (ou se satisfaisant) de ces essais toujours renouvellés... Jouissances et fantasmes se révèleront autrement, au moins dans nos rêves secrets.
Lacan dira de cette jouissance féminine "qu'elle est folle, énigmatique. N'est-ce-pas de l'affrontement à cette impasse, à cette impossibilité d'où se définit un réel, qu'est mis à l'épreuve l'amour ? "