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mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...

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communication(s)

Communication(s)

« Et cependant je continue à chercher quelqu’un qui ne me comprendrait pas et que je ne comprendrais pas, car j’ai un besoin effrayant de fraternité. » Emile Ajar.

Petits et funestes funambules du soleil, nous agitons les bras pour le balancier, nos ombres jouent avec le soleil (nos bras projettent les ombres)…
Ainsi on avance tous pied après pied sur des cordes raides ; on n’a même plus le temps de sourire, ce fil est long : celui de notre vie ; il est unique : un fil pour chacun. On n’en distingue pas les extrémités et sur chaque fil se balance, araignée maladroite, un homme ou une femme regardant ses pieds.
Parfois l’un tombe : c’est l’accident, il peut mourir ou rester paralysé ou se déformer : c’est la mort ou le changement. Certains se retiennent à un fil plus bas lors de la chute : ils survivent, mais devront s’adapter à ce nouveau fil dont ils ignorent l’épaisseur ou la texture. Certains prétendent (mais ce sont des rêveurs) que quelques fils se croisent ou se rejoignent et permettent ainsi les rencontres. J’en doute : une rencontre sur un fil signifierait une catastrophe : la chute de deux corps. Cependant certains fils sont proches les uns des autres et autorisent des attouchements. Mais ces joies sont rares car rester immobile sur son fil est délicat et demande au funambule déjà fatigué de sa marche un surcroît d’attention, les morts au moment des attouchements sont innombrables. Certains prétendent qu’il s’agit souvent d’un suicide double, c’est possible.
    Mais la plupart marche, certains avec le temps sont devenus aveugles, il est étrange de constater qu’ils ne tombent pas tellement ils sont adaptés à leur fil. Il semblerait pour certains que ces fils n’ont pas de fin et qu’à un moment ou un autre il faut tomber : c’est la vie.
    Moi aussi j’ai mon fil, j’ai de la chance il est assez épais et solide, je suis à l’aise dessus et je n’ai pas encore mal aux pieds ou aux yeux, mais pour combien de temps… Souvent mon fil s’est approché d’autres fils et j’ai eu mes attouchements dont certains furent importants pour moi. Aussi quelle tristesse de voir mon fil bien isolé et qui part là-bas dans une direction où je ne distingue aucun autre équilibriste.


photographies de Gilbert Garcin


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V
Superbe métaphorecela coule et ces photos......Marco, puis je te souhaiter de rester longtemps encore sur ton filet par la même occasionun joyeux Noêl?Bises
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M
Quelle superbe image,  (les photos, bien sûr, mais je parle surtout de ton texte.) et quelles superbes images.  De profonde vérité.<br /> Je t'envie de les avoir trouvées!<br /> A retenir le commentaire de daniel "l'horizon est courbe; les fils finiront par se rencontrer." Il ne faut pas avoir peur du désert qui s'offre au regard, ni du vent frais qui fouette les joues. Tout ceci est passage.
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B
IL EST BIEN TON SITE <br /> BRAVO ET MERCI
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D
l'horizon est courbe, les fils se rapprocheront tôt ou trop tard...
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C
la communication!plus elle se développe, plus on découvre ses carences!
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N
Absolument magnifiques les photos de Garcin et quel texte!<br /> Bises
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F
Merci bien Mr Jean-Michel, bonjour chez vous
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J
Bravo pour ton blog qui me passionne plus chaque jour :)
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