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mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...

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.. de De Luca

"Je lis des vieux livres parce que les pages tournées de nombreuses fois et marquées par les doigts ont plus de poids pour les yeux, parce que chaque exemplaire d'un livre peut appartenir à plusieurs vies. Les livres devraient rester sans surveillance dans les endroits publics pour se déplacer avec les passants qui les emporteraient un moment avec eux, puis ils devraient mourir comme eux, usés par les malheurs, contaminés, noyés en tombant d'un pont avec les suicidés, fourrés dans un poêle d'hiver, déchirés par les enfants pour en faire des petits bateaux, bref ils devraient mourir n'importe comment sauf d'ennui et de propriété privée, condamnés à vie à l'étagère."
Erri De Luca
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M
J'avais aussi souligné ce texte dans mon exemplaire de «Trois chevaux» d'Erri de Luca. <br />    Magnifique blog! J''y reviendrai avec plaisir.<br /> <br />
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C
Je n'ai pas de scrupule à oublier un "poche" à une terrasse de café.Bien au contraire... c'est cela l'échange.Nat <br />
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P
Je suis d'accord avec cela, très belle citation !
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F
bien vu !
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S
Le sort des livres est à l’image de notre société : ils n’ont plus le temps de vivre. On les colle sur les tables des libraires comme des poulets dans leur batterie : c’est la rentrée littéraire. Seul deux ou trois titres seront vraiment vendus, ceux que les “prescripteurs de culture” diront d’acheter. Les autres disparaîtront comme ils étaient venus. Au pilon. Autrefois, ils avaient bien sûr le risque de passer un quart de siècle un peu ennuyeux derrière la vitre d’une bibliothèque bien encaustiquée, mais un jour ou l’autre, ils prenaient le chemin du bouquiniste, et à eux l’aventure. Sans compter les livres de cuisine qui participaient à la préparation de tous les gueuletons, les petits et les grands, et qui s’enorgueillissaient de leurs pages cornées et de leurs tâches d’huile ou de caramel. Et sans compter tous les romans qui se cachaient dans une malle au grenier en attendant d’être découvert par un gamin qui n’avait pas peur des toiles d’araignées.
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