mourir vide en tout point cristallisé mourir un peu tordu un peu déformé fini l'univers d'infinis désirs et ces relents de mort au goût âpre
mourir creux abimé de partout mourir un peu triste mal en point rejeté sur le sable os blanc et salé ou vouloir vivre malgré tous ces maux
malgré tous ces mots vivre et mourir et poursuivre les deux mains tendues cette ombre bizarre aux couleurs fortes pour en réapprendre le goût - l'amertume -
Mourir tout foutu, tout vide, tout vidé, ce n'est pas amer... à condition d'avoir épuisé tout ce qu'on voulait épuiser de rêves, de chimères, de chagrins, de désirs, de mots, d'envies, de sagesse, de colère, de coups durs...<br />
Mourir sans comparer à vivre...Mourir tout doux, tout sucré. En acceptant que les autres -celles et ceux qui restent- ne l'acceptent pas, ou l'acceptent mal, avec amertume, avec âpreté...