Les nuages marchent vent arrière remontant les terrains vagues
Ils parsèment d’étoiles légères creux et bosses Va et vient dans la terre Les monstres sont là à guetter nos airs Trompettes forte musique déplaisent au filon L’eau des rivières coule en biais les chiens sautent et traversent comme des cabris le monde vit
l’air pousse des chants divins Force de dire le vent qui me traverse Je suis le buvard de ce monde entier Il faudrait se perdre dans des drogues solides et voir l’infini Vers plus loin on recherche
Il faudrait dans tous les corps féminins et roux les corps naturels Prendre le dessin de tes formes et reproduire en vain L’essaim au ventre de ton sexe Sexe des rivières sexe des rochers Sexe des lumières sexe de verdure Sexe enflammé Sexe en retrait sexe à mentir Sexe à définir Sexe à brouiller
Manger manger manger Tout mon désespoir d’un coup pour finir l’age d’homme et comprendre l’éternel serein monde et le bleu arc-en-ciel le bleu ciel comme un peignoir divin Finir enfin ces mots en vains et de parfaire en vain cette peau comme un désert vers la lumière enfin !
Finir en vain divin : aux coupes des amis je dis : enfin !
Un très beau poème qui chante comme un Za vashe Sdarovié ( à votre santé en russe)tant sa musique est grenate et gredineon y sent l'attente du dénouementdans la jubilationune accélération aussi dans certains vers comme si on se prenait les pieds avant de repartir joyeuxc'est tout toi (sourire)