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mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...

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le long du canal

Le long du canal
ce chemin frais de halage, ensemble d’ombrages
t’en souviens-tu ?
Et ces grands arbres
Nous marchions ainsi sous les branches, les ombres fraîches
Main dans la main comme des enfants, des adolescents découvrant ce monde
Tu portais souvent  ces robes ou jupes fleuries, légères, et le vent les faisait vivre,
La future femme était là, grande et belle dans son arrogance fière
Dieu que tu étais jeune dans tes rires et tes sourires, tu cherchais alors encore beaucoup à séduire
Un simple bouquet en main te féminisait
Le monde était en eurythmie,
Dans tes yeux brillants des petits points absents, réveillons de peintre
Parfois les bords du canal étaient mal talutés, tu t’approchais alors de l’eau, tu me faisais croire à des plongeons
Et tu riais, diable que tu riais !
Dans des trous de lumière, au soleil, la rosée avait séché
Dépassaient tes jambes dans la clarté et tu riais

J’étais jadis ta volve, mais ton amour grandissant, elle s’était déchirée

Je reviens seul souvent longer cette eau splendide ; je ne viens ici que pour songer à toi
Les talus n’ont pas changé, en respiration du lieu d’immenses bouffées d’ancien temps me reviennent en gros paquets étincelants, clairement lumineux, nostalgie de ces temps anciens
de ta peau d’enfant, l’été de tes iris, ta peau d’enfant où mes lèvres se posaient
Je récitais mes logogriphes, tu te moquais gentiment de mes airs de poète maudit, gentillet romantique et vilain pessimiste, quant à toi tu vivais

Clairement tu vivais
En cela déjà tu te différenciais
Du mal j’avais
à comprendre une telle joie d’enfanter la vie, de gagner chaque seconde sur les ombres, rire chaque été

Clairement tu vivais
Alors à tes côtés
Petit amant désemparé par ta richesse
Je t’ai laissée fuir par les côtés
Tu en voulais tant
Tu voulais vivre « à ce point »

Le canal est toujours là malgré une eau malade
Les grands arbres respirent encore, feuilles vivantes
L’eau coule avec de grands traits fluides et fades
Parfois encore ton rire tes cheveux, ton corps me hantent


------------- dessin au feutre de cocole--------------------
allez voir ses excellents dessins et peintures sur son site :


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C
très beau texte
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L
je viens de lire la suite de chez Cocole, bravo c'est très joli<br /> <br /> :0059:
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S
Bravo et merci pour ce pur moment de douceur...mais mes mots ne sont pas aussi jolis que les tiens pour exprimer mon ravissement.
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M
à la fin de la lecture, un grand frisson pour sortir de l'espace où texte et dessin m'ont emportée<br /> Merci !
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E
oh c'est chouette comme tout!
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F
merci !<br /> et ce simple dessin de nicole<br /> m'a bien fait penser à un lieu connu et aimé
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N
Quand Cocole rencontre Peter Pan ,ça ne peut que faire exploser les sondages! <br /> Je vous admire tous les deux pour vos talents rares car des mots il en faut des jolis mais surtout des justes car la peinture de Cocole est grandiose tout comme les textes de Marco ,les mettre en image  n'est pas une mince affaire.Amitiés.Nat 
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V
Mais qu'il est beau ce poème...ET le dessin le vêt à merveilleChaque phrase serait à enrubanner tant elles vivent d'un amour resplendissant et presque adorateur...
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P
Ce texte est aussi réussi que le croquis, voilà une belle page réalisée par la magie de la rencontre entre deux artiste.<br /> J'aime beaucoup l'un et l'autre.<br /> Une petite plume.
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C
c'est une symbiose totale entre le texte et le dessin ...ce texte réspire l'émotion et le vécu peut être ? bises ka
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