et j'ouvre là - instant un - des parenthèses d'écriture sur le vivre que je vis sur le temps de l'enfance passée, sur les irréalités de mes désirs de mort à voir, etc...
j'ai compris dans la solitude réelle des grandes villes, ce froid obscur où je me frayais passage et mon visage hagard les femmes sont inaccessibles dans leur drapé de mode, et lointaines tous ces gens arc-boutés dans le froid, mains aux poches chacun court nul n'écoute tout est seul
j'écris pour meubler, peupler ma solitude ; et oublier ; c'est tout ; je ne suis pas un écrivain ; sitôt avec mes amis la fuite dans l'écriture ne m'attire plus.
"J'aime les murs qui changent" dit Piccoli dans "Max et les ferrailleurs". J'ai retenu cette phrase, sublime Piccoli.
je ne sais pas vivre comme il faudrait, je me poste toujours en acteur, des poses et déchéances d'artiste ;
j'éprouve toujours le besoin de me justifier c'est une mauvaie habitude qui ne sert à rien et me coûte beaucoup je me parle trop souvent : victoire de la solitude
te voilà, tu passes devant la fenêtre, un air de nougat dans ta démarche des hanches souveraines une femme-enfant bien sûr mais aussi une femme-mère une femme-enfant qui puisse enfanter un bassin d'amante et jeune un bassin aussi, large, et qui laisse bien passage pour Toi l'enfant qui voulait enfin Naître ...
Enfin : déjà la peau de ta cuisse tremble là où le soleil a fait tache.
"living and writing at random but knowing that though living at random there is a tendency to stress
après quelques décennies j'ai fini par voir la ville: foire quotidienne, lieu de vie et de rencontres...<br />
<br />
Ton papelard m'a permis de finir d'écouter<br />
quelques lointains pas personnels<br />
qui finissaient de résonner<br />
en trouvant leur sente...
J'aime beaucoup. ce ton confidentiel, qui semble familier (ça c'est du grand art, on le sait), et puis qui nous embarque dans son petit voyage, sans qu'on s'en rende compte.
j'explore, découvre et voila comme une sensation un peu comme celle de pas laissés sur le sable avant que l'écume ne les ote, quelqu'un est passé quelqu'un laisse des empreintes si semblables aux miennes, oui un beau texte...