Lecture de ce très beau texte, j'ai appris grâce à Jean-Pierre Spilmont (merci à lui), que Nicolas Bouvier aurait aimé rencontrer Henri Michaux et que ce poème lui plaisait particulièrement. Cette diction, donc en amitiés pour Nicolas Bouvier et Jean-Pierre Spilmont. dewplayer:http://ddata.over-blog.com/0/21/80/07/nausee.mp3&
Rends-toi, mon cœur Nous avons assez lutté. Et que ma vie s’arrête. On n’a pas été des lâches, On a fait ce qu’on a pu.
Oh ! mon âme, Tu pars ou tu restes, Il faut te décider. Ne me tâte pas ainsi les organes, Tantôt avec attention, tantôt avec égarement, Tu pars ou tu restes, Il faut te décider.
Moi, je n’en peux plus.
Seigneurs de la Mort Je ne vous ai ni blasphémés ni applaudis. Ayez pitié de moi, voyageur déjà de tant de voyages sans valises, Sans maître non plus, sans richesse et la gloire s’en fut ailleurs, Vous êtes puissants assurément et drôles par-dessus tout, Ayez pitié de cet homme affolé qui avant de franchir la barrière vous crie déjà son nom, Prenez-le au vol, Qu’il se fasse, s’il se peut, à vos tempéraments et à vos mœurs, Et s’il vous plaît de l’aider, aidez-le, je vous prie.
Il a du être bien content s'il t'a entendu de là-haut , lui pourtant si exigeant!Oui c'est terrible, ce désespoir nu et absolu; heureusement il y a souvent chez Michaux, dans beaucoup de textes, l'humour et la fantastique imagination qui sauvent tout.Merci pour cette superbe mise en voix, aussi sobre que sensible!
J'en suis toute retournée...une adéquation avec l'état d'un moment.Ce poème magnifique vibre tout paticulièrement du travail de la voix, qui en accompagne merveilleusement le dramatique suggéré.Preuve s'il en était besoin que la poésie est faite pour être entendue autant que lue. Merci pour ce moment d'émotion.
la lecture de ce texte se vit comme une tragédie<br />
son écoute pis encore<br />
car derrière ces mots transparait un désespoir sans recours, sans espoir<br />
une douleur insondable<br />
un abandon effrayant