J'arrête je t'arrête l'air en dessous rêve de nous surprendre, le frais paumes ouvertes à l'été il rêve des mots à l'emporte-pièce très simples dans des draps de nuages aux plis déjà parfaits il me rêve ton nom en peau d'homme avec ce grain singulier albâtre on fera et oui et demain et par dessus tout ton âme en chemin on prendra en retour quelques fleurs séchées quelques couleurs de craie des pétales en soin et ta jeune poitrine à distribuer toi alcool d'été tes gestes attentifs et ta bouche versée des lendemains sans suite sur mes ulcères rêvés et des jambes ennuyeuses un collant mal venu un chant inconnu un air de nulle part mais ici là et nullement ailleurs ce qui fait toi et puis rien on s'enferme s'enferme et délire
il est beau ce geste du semeur dans l'étreinte gauchement oubliée il semble parfaire nous donner et puis le fond en toi qui nous impose ce cul chantant où tu t'assieds parfaitement bien de ta pose j'irai dormir l'été éclairé sous les fenêtres de nos amis on jurera leurs fenêtres fermées alors qu'elles brillent jusqu'en été
oublier nos chants sombres et fuir vers ce qu'on croit prendre les restes ce qui reste ramper proches des pourritures vitales mourir au fin fond désemparés c'est ainsi que tous ont fait si vivre ainsi tout se défait pourquoi nous avoir donné tant et tout pourquoi ? c'est vraiment nous, vos avenirs ? ces éclairages étranges balbutient encore des bulles d'invraisemblance ? je ne garde que cela : ton très jeune corps en surbrillance en clair-obscur en infinie détachement en vallées verdoyantes, éclairs solaires, gypse blanc matins calmes ruisseaux zigzaguants grande fraicheur de ta nuque étirée
Photographie de Stéphane alias Barfly allez voir les photos belles et étranges de Barfly
Il est magnifique ce poèmeson rythme syncop dit tellement l'amouret ses hésitationsses fouguesces rapprochements subitsses fuiteset j'adore la phraseta jeune poitrine à distribuerc'est... immagé et offert comme un cadeau.oui.oublier nos chants sombres (sourire)bisous Marco