j’avais des droits d’auteur sur toi qu’on dit incorporels je m’en souciais en errance ou en errements les vapeurs du lit une envie d’en finir de s’endormir à jamais en boule gentils hérissons soyeux en chairs douces et parfumées odeur de douche et de savon un soupçon d’indéfini incompressible incompréhension d’un toi d’un moi de ce couple de deux ce perlimpinpin
dans le lit froid ton corps chaud ton dos tes fesses je suis venu me caler dans tes creux pour conjurer ce froid tu dormais déjà épuisée de tant d’images un couple que nous formions
une éternité dans la lenteur du mouvement des corps l’exhalaison des souffles la lenteur du rythme costal un type d’immobilité enfin et soudainement à réussir réveils ou sommeils en feintes une impression d’utilité suis-je utile ? désespéré et décalé puis une éclaircie en marge enfin ma main comme un couvercle sur ton sexe mon bras malhabilement immobile terriblement la chambre est silencieuse dans ma nuit sans sommeil dans mes péroraisons dans le limon de nos ennuis d’amour
merci !le poésie est effectivement "essentielle" à l'homme / encore que moi je suis clairement un poète du dimancheil faut en lire / quand je vois le désintéressement du lecteur "moyen" pour la poésie ainsi que le rayon des librairesm'enfin c'est ainsimerci en tout cas mots très gentils :-)
le limon est un mot bien trouvéil y a le côté "vase" où on peut s'embourber, déplaisantet le côté "limon" où peu naître des choses qui nourrissentbien trouvé !
Tes poèmes ne sont pas des objets qui se parcourent d'un seul coup d'oeildenses et aussi vivants et divers que l'est un coeurils demandent, réclament, l'apprivoisement.Et pour cette raison, je me vois contraint de reconnaître mes torts, et d'amender une opinion que je traîne depuis ... longtempsLe recueil de poésie peut-être tout à fait nécessairepour accueillir un collectif vivant de poèmes qui, malgré la froideur de la page et le silence glacé qu'elle supposedemeurent poèmes.C'est en lisant celui que tu as fait paraître (après quelques autres qui ont contribué à enfoncer la porte) que cette réalité s'impose à moi.Celui que tu nous donnes ici est des mêmes fibres il dit, murmure, parleau fur et à mesure des visites qu'on lui fait et des lectures.A la première que j'en ai faite, à l'instant même, le climat de la chambre à la fois froide et ... autre est présenceMerci
droits d'auteurs qu'on dit incorporels..;ah!ah! ça m'a fait bien rire !le reste oh le restedes échos bien sûrce que tout le monde vit est parfois si fade qu'il faut être douépour en faire un poème! tu réussis très bien -avec un peu d'humour- ça passe mieux. bisousbisous