Tu rirais de mon corps décomposé en bout d’allée parmi les hauts platanes aux feuilles recouvrant J’étais le gisant de tes rimes En fournaise de tes yeux clairs Et encore La chanson resterait la même et son refrain oublié Ecrivons, disais-tu J’aurais écrit sous tes vœux
Mais nous fuirions sous des rires néfastes Sous les attaques de la mort bien tôt Ton jeune corps signerait pour l’éternité cyanosée Ses appas en petite lumière en appâts Aplats de tes peaux Appeaux des femmes des morts apportées
les deux photos : issues du film "AB-Normal Beauty" d'Oxide PANG
il est bien tout neuf<br />
puisqu'écrit le 31 <br />
c'est bien de me "reconnaître" dans mes écrits<br />
et votre mot est fort gentil<br />
mais je ne voudrais pas tourner en rond avec mes poèmes au conditionnel<br />
pour 2008 je vais essayer de trouver "autre chose"<br />
:-)<br />
bien à vous<br />
(et merci encore)
Quand j'ai découvert votre texte je me suis dit: "Tiens, je l'ai déjà lu chez lui. Alors je suis allée TOUT relire, et je n'ai rien trouvé. Alors je me suis dit (je me parle beaucoup, vous voyez): "Je ne l'ai donc jamais lu et pourtant c'est comme si. Je suis bien infichue de dire s'il a un style , mais en tout cas il a une patte, un univers que je serais capable de reconnaître." Je reconnaîtrais maintenant je crois "les yeux fermés" votre façon d' "essorer les mots" , de leur faire rendre tous leurs sens. Votre façon de rapprocher, à une consonne , voyelle près, des mots de sens opposé pour faire naître des images inattendues et pourtant très fortes, très justes. Votre goût enfin à jouer, jouer avec les mots bien sûr, mais jouer avec les décalages de temps, jouer avec nos nerfs, jouer avec les règles, jouer des coudes dans une syntaxe trop académique , jouer avec ces basculements- ce que vous appelez des "hésitations".<br />
Le conditionnel vous va bien, parce qu'il hésite précisément entre ce futur et cet imparfait , association que nous avons tous fait -à tort- pour nous rappeler comment on formait ce drôle de temps que l'on emploie à tout va -logiquement, mais incorrectement- quand on est gosse! <br />
Mille app(l)au...dissements! Sans condition. Sans flagornerie.