il reste à l'orée du soir, du plaisir où : les étoiles levant la tête, nuque étirée, les bruits, la nuit venue, l'accalmie de la canicule, un souffle insignifiant comme une haleine grillons, cigales et le vent des branchages et tant d'autres : le chien du voisin jappant sans fin sa peur du noir ou sa solitude Sa tristesse de la chaine, de l'oubli humain, sa colère
Ou
l'ischium dur sous la peau de cette femme nue couchée sur le côté, jambes pliées en position fœtale, l'os est à caresser, la peau est de soie, tout est bien vivant l'épiderme élastique provoquerait érection et rêves infinis on souhaiterait effleurer la nuque, penchée, on étirerait les muscles endoloris ou les cheveux coupés courts désignent les pointes des vertèbres cervicales comme une exhalation d'un parfum, une moelle épinière quasi amie, une exhalaison de ses odeurs toutes corporelles et imaginées, un pur délice des sens si doux ou si brutal la violence masculine est là, prête à agir, mais les mains sont calmes
Et puis
à 22 30 h, nu, dans une chaise longue, dans la petite ombre juste le temps de voir deux crapauds à la queue leu leu se déplaçant en paix avec la nuit