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mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...

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de biais

clairement on avance
silen   cieu   sement
pas feutrés sous les étoiles
l'herbe moussue et dérangée calmement
on avance sans compter
abandonné des autres et seul
herbe moussue et froide
et puis c'est la porte ouverte ou éclairée
point de repère
la mort est là
assise de biais
en travers
aux lèvres
un sourire malheureux et résigné
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P
- Nous traiter de crétins ? Nous ?<br /> - Y en a qu’ont essayé.<br /> - Ouais, y en a.<br /> - Ils ont eu des problèmes...<br /> - Cela dit...<br /> - C’est vous qui voyez...<br /> - Mais ils ont eu des problèmes...
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G
Monsieur,<br /> Seul l’abus d’alcool de riz (ou de betterave ?), dont vous êtes manifestement coutumier, peut expliquer l’inconséquence de vos écarts de langage. Le vieux soldat que je suis, qui vient encore ces derniers jours de remporter quelques belles victoires en de nombreux points du territoire, se gardera bien de descendre à votre niveau pour vous répondre. Tout juste fera-t-il remarquer que vous semblez fréquenter une région qui, mises à part quelques rares escarmouches, est bien à l’abri des assauts de mes troupes. <br /> Monsieur, en d’autres termes, vous êtes un planqué.<br /> Je ne vous salue pas.<br />
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F
ah ! heureusement que les amis d'enfance sont là pour faire les crétins<br /> merci à eux (à toi) el marco
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C
Bande de poules mouillées ! Je vais vous dire, moi, ce que vous avez : vous avez peur ! La trouille ! Moi, je n’ai peur de rien, et c’est sabre au clair, que je l’attendrai, l’Ami Qui Vous Voulez. Mais pas avant que je n’ai réglé son compte à ce sale gamin insolent, ça non ! Peur de rien !<br /> C’est quoi, ce bruit ? Non, là, je suis sérieux... Ce bruit ? On dirait un réveil... Il... il ne peut tout de même pas m’avoir suivi ? Pas jusqu’ici ? Non, mais vraiment, ça ressemble à un réveil... Bon, je ne peux pas rester plus longtemps aujourd’hui... Une affaire urgente. Mais je reviendrai.<br /> Vive la Flibuste !
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P
Nous, on préfère l’Ami Ricoré.<br />
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G
“- Frend Hein befindet sich im Vorzimmer.<br /> - Ich bin bereit... Ich lasse den Herrn bitten.”<br /> <br /> En français, la mort est femme. En allemand, ce néant ultime est masculin : Freund Hein. Le Camarade Camarde, aurait peut-être dit Brassens s’il avait été teuton ? Au terme de sa vie, Hindenburg demandait de temps en temps à son médecin où se trouvait l’Ami Hein. Et se voyait répondre, avec la progression du temps et de sa faiblesse : devant la maison, dans la maison, dans l’antichambre... Le français veut bien s’endormir pour de bon (puisqu’il n’a pas le choix), mais à condition que ce soit dans des bras maternants. L’Allemand veut bien quitter ce monde pour de bon (puisque ce sont les ordres), mais à condition que ce soit dans les pas d’un camarade digne de confiance. Ich hatt’ einen Kameraden...
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