Qui rit le Vendredi pleure le Samedi Mais qui pleure le Vendredi rit il le Samedi, le Dimanche et les autres jours du train train 0ù les wagons quotidiens déchargent ici et là des fleurs en bouquets, des soleils de sourires, des scories encore fumantes, des flaques de grimaces, des gerbes colorées, des platitudes en conserves, des bouffées d'oxygène, des relents de cavernes et des images, des images, des images .......... Celles d'un train. D'un train qui arrive. D'un train qui stoppe. D'un train qui s'ouvre de ses portes coulissantes prête à avaler. Et qui avale. Tout ce petit monde qui attend sur un quai surchargé. Un train qui engrange et referme ses lourdes portes de fer. Pour s'élancer vers un destin qui échappe à ces quelques silhouettes restées sur le quai. Le train des séparations n'est pas le train du plaisir. Si l'arrivée est un bonheur, ce bonheur est bien chèrement payé par le départ . L'aiguillage de la vie a sans doute aux commandes un grand Aiguilleur qui manie ses instruments. Mais comment ? En consultant la carte des destins ? En appelant à la rescousse la roue du zodiaque ? En lançant une roulette dont la bille, à l'arrêt, designe une case ? Sans doute est ce la chanson de tous les jours. Mais pourquoi ce Vendredi 28 le refrain n'a-t-il pas fait un couac ? Pourquoi cette porte verrouillée nous a t elle rendus muets de part et d'autre ? Pourquoi ce train est il vraiment parti comme le prédisait l'annuaire ? Pourquoi n'avons nous pas eu une journée, une heure, quelques minutes de sursis ? Pourquoi cette séparation prévue est arrivée sans le moindre imprévu ? Pourquoi malgré notre connaissance du lieu, du moment, de l'événement sommes nous restés si interloqués ? La réponse tient dans quelques mots simples qui disent tout.
Merci pour ta gentillesse. Il y a parfois des coïncidences (ta photo) trop lourdes pour que je me taise.Evidemment que le TGV bleu m'évoque que cela. Impossible de faire abstraction.Sinon ,mon deuil se porte bien(si j'ose dire),j'ai ton adresse,ça me fait plaisir...Amitiés.Nat
Il y a cette chanson de Bécaud. <br />
"On prend toujours un train pour quelque part<br />
Un grand train bleu<br />
Un grand train blanc<br />
Un grand train noir".<br />
ce texte a été écrit suite au départ de son petit-fils qu'on ne voit pas trop souvent puisqu'il vit en Indonésie où il s'occupe d'un orphelinat...<br />
quant à ton frère, si tu veux on peut en parler par email, si tu le souhaites / marc<br />
laumo@club-internet.fr
Oui ,tout est dans le poème.Il est décédé un samedi à 13 heures en se jetant sous un bleu.<br />
J'ai une sensation bizarre depuis que j'ai vu ta photo de train. Je ne suis pas mystique,plutôt l'inverse,mais j'ai souvent l'impression que mon frère est à mes côtés,qu'il veut me dire quelquechose. Mais quoi?Bon... c'est un vaste débat...bises Nat
Mains frêles le vendredi qui ne m'ont pas dit adieu<br />
Mains disparues le samedi sous un TGV bleu<br />
Mains sur sa tombe pour supplier le ciel<br />
Afin de lui donner la paix éternel<br />
A mon frère .<br />
Depuis ,j'ai peur des trains, surtout celui-là...Nat<br />