Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...

Publicité

j'étais ton pennon

incrusté incroyable à ta surface cutanée je m'étais vivement fossilisé

ou crustacé sensible et clownesque j'étais l'étrille de ton ventre, ce crabe que tu avais perdu ; le crabe avait  mis son nez rouge pour davantage séduire, être désirable ; dans des moments ultimes tu m'appelais mon petit glyptodon, te moquant ainsi de mes rondeurs nouvelles

pourtant je savais notre amour factice, je savais les brouilles et désaccords à venir ; mais j'étais en faction

je savais nos amours dyspnéiques, tu t'apprêtais à me désunir, me dévaster

dans tes charmilles j'avais distribué des larves de papillons, des cocons utiles

j'attendais fébrile les beaux jours des éclosions charnelles

tu badinais des charabias, tu badaudais au trottoir de mes rêves

moi, j'aimais ce ton plaisantin, tu me croyais fantasque, tu n'imaginais pas la souffrance

les non-dits et les pleurs des nuits ; tu présumais mal, tu vagabondais dans les hautes herbes confiante à l'horizon là

j'étais ton pennon, ton féal ; tu avais l'envergure d'une reine, les reins des déesses, des cheveux enroulés aux reins

je buvais ton nom, je parcourais tes nervures, je foulais tes drailles

jusqu'au jour où quand tu compris enfin mes soupirs et

quand tu rejetas tes doutes, tu pris peur peut-être

j'étais épuisé, mort-né, je m'étais éloigné et foetalisé, j'étais parti en terre lointaine

quand tu me secouais et criais ton nom et tes amours, j'étais essoufflé, perdu, défait

quand enfin tu voulus m'offrir, c'est moi qui partais confiant subitement dans ma solitude née

fatigué de tes conformismes, de tes confiseries, de tes facondes

je ne jouerai plus à colin-maillard avec ton corps ou seul alors avec pour seuls spectateurs mes livres amis qui eux semblent applaudir à mes traits d'esprit

je laisserai ton pennon au vestiaire des amours déphasés

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
Comme je comprends cela.il arrive un moment où on est las de ne pas être entendu de ne pas être déchiffré...très beau poème tout en mélismesqui se défont pour ne laisser derrière eux que la pelotedes noeuds jamais dénoués...
Répondre
G
Texte écrit comme une vague entre bizard et poésie<br /> Bonne après-midi
Répondre