prends garde où te mène la vie sentiers sans naissance où tes folies t'amènent jeune homme peureux du silence ivre où la pureté du vivre te mène fuyard perdu à l'aube de tes déchirements fêtard perdant des illusions de vivre dangereux vainqueur de tes batailles solitaires ours qui ferme la porte au monde qui te vide
ferme la mort à ceux que tu veux pour les cacher dans tes velours fiançailles inouïes de tes désirs de vivre rejets commodes du monde à venir
Il est un jour impossible ou perdu où tu t'enfuiras et tu seras fou sans doute de ta fuite, tu fuiras sans aucun demi-tour, et laissant dans le passé tous tes dimanches d'amitié, toutes tes foires du souvenir et tes regrets d'aimer et tes orgueils maladifs et tes mots qui ne sont plus de poèmes ; tu fuiras l'eau changeante des autres, l'eau grasse des villes enfumées, l'eau noire encrée de cette nature moribonde et là-dedans tu jetteras toutes tes vieilles rimes vêtues de peur, feuilles encombrantes, moisissures, métrique et fiasco romans non écrits sans titre ni chapitres femmes à moitié nues encore en dormance
je ne suis pas forte pour commenter les poèmes ou textes...pas simple de trouver des mots ayant une résonnace après la lecture d'un si beau texte.maintenant que je connais ta voix, c'est elle que j'entends en lisant, et ça, c'est déjà comme si ce n'était pas moi le lecteur. juste, auditeur...ce que j'aime c'est l'utilisation des adjectifs et autres mots qui donnent du volume aux "choses" dont tu parles. rien n'est là par hasard, et c'est beau, même si parfois, faut prendre le temps pour s'impregner!bonne journée
Très beau ce poème, très vrai. J'aime beaucoup. Notamment :"Tu fuiras l'eau changeante des autres, l'eau grasse des villes enfumées, l'eau noire encrée de cette nature moribonde et là-dedans tu jetteras toutes tes vieilles rimes vêtues de peur, feuilles encombrantes..."Bravo Marco. Et pour les autres aussi.