on foule on foule nos désirs éteints hier l'arbre s'endormait contre le chien timide dans une petite rue de Mai à l'ombre d'un chêne ou c'était un figuier le sable et la poussière et les cailloux, en bain ensoleillé, les ruelles percevaient déjà mes curieux états d'âme je ressentais l'air la terre en grande clarté mes désirs alors revinrent et c'était bon ces matins d'aubes indéfinies de brumes poétisantes mes amis dormaient à l'ombre de mes pas des odeurs de mer et de campagne boisée ou les deux dans mon univers d'amitié mes cheveux s'étonnaient sur des rochers et tissaient des algues je voulais réinventer la mer en faire à mon gré un monde parfait aujourd'hui les amis ne sont plus
je marche je marche mes désirs éteints hier l'arbre s'endormait entre les pattes de ce chien fidèle c'était une petite ruelle et vieille sans doute où le soleil cognait sur les terres alentour les roches les poussière de vos peaux
il est bon de ne pas revenir en arrière ses souvenirs où battaient mes peines de coeur où les amis finissaient leur marche dans une grange chaude le foin sentait bon les sexes verts les amitiés les visages de rousseur les rires dans la poussière orangée et les pailles jaunes enfumés nos corps de poussière et elle dormait
tout finit tout finit des désirs morts il y a longtemps un arbre baissait toutes ses branches il dormait un chien s'étendait sous l'ombre une ruelle en Mai s'éteignait de gris tout était chaud de soleil même les filles des rues encore endormies dans le matin clair
chère amie :<br />
sa tête est trop lourde de souvenirs<br />
cela l'encombre<br />
et ... pèse<br />
enfin l'immobilise<br />
j'aime au contraire ce dessin (d'ailleurs il faut que je retrouve de qui il est : peintre de Strasbourg, ma mémoire s'arrête là...)<br />
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et bonne fin de dimanche<br />
amitiés marc
Une très belle évocation de la nostalgie . le dessin, beau également, ne me parait pas être l'illustration idéale de ce que j'ai perçu dans tes mots . Un homme sans tête, peut-il parler du passé ?