mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...
« en réalité, il existe deux sortes de vie, selon la formule de Viri : celle que les gens croient que vous menez, et l’autre ». Attention, « Light years » paru en 1975 et traduit en français par « Un bonheur parfait » est un livre atypique dans son écriture...
je déambulais au creux des chemins de moi-même en songeant de nouveau à elles toutes je ressentais la misère de n'être que moi-même de l'air d'être irréelles en peau souple et voutes j'aurais aimé dormir au fond de vos cryptes un foetus de plus dans vos...
Assez rare finalement et pourtant présente partout en France, voici une orchidée particulièrement atypique : par sa beauté et ses longs labelles dont le lobe médian est très long et enroulé en spirale et par sa mauvaise odeur, très évocatrice d'un bouc...
WANTS Beyond all this, the wish to be alone : However le sky grows dark with invitation-cards However we follow the printed directions of sex However the family is photographied under the flagstaff - Beyond all this, the wish to be alone. Beneath it all,...
(Sculpture de Ron Mueck) ----------------------------------------------------------------------------------- Tordu dans votre (ton) monde recroquevillé en moi-même en-dedans Cette facétie, ce monde d’une fange que je consomme Après tant d’errances et...
un autre bien beau poème du grand poète libanais : La vie tremblée Dans la nuée tu marches Tu marches seul Algèbre autour de toi le paysage Avec du chanvre et du silex Tout cela est à ne pas craindre dit le cœur Qui cependant prend peur De tous ces papillons...
ancien combattant.mp3 par frenchpeterpan Regardez, comme je suis beau J’ai chassé la taupe dans les Ardennes pêché la sardine sur la côte belge Je suis un ancien combattant Si la Marne se jette dans la Seine c’est parce que j’ai gagné la Marne S’il y...
Prendre sa main pour oreiller. Le ciel le fait avec ses nuages, La terre avec ses mottes Et l’arbre qui tombe Avec son propre feuillage. Ainsi seulement peut s’écouter La chanson sans distance, Celle qui n’entre pas dans l’oreille Parce qu’elle est dans...
J'apprécie ce grand poète qui brûla sa vie de toute part... voici "Après"... Je vais renaître sans coeur, toujours dans le même univers, toujours portant la même tête, les mêmes mains, peut-être changées de couleurs, mais cela même ne me consolerait point....
Extrait de la revue "le grand jeu" consacrée à Rimbaud, printemps 1929: "Nous n'éprouvons pas le besoin cher aux critiques de réduire à des proportions humaines, c'est-à-dire naines, un être dont la grandeur est par elle-même trop effrayante. Il s'agit...
Même si parfois l'on peine à bien saisir les explications de l'ethnopsychanalyste Tobie Nathan sur les fantasmes humains et leurs explications et correspondances "animalières", on est surtout saisi par l'imagination du monde vivant (ici insectes et araignées...
Junnosuke Yoshiyuki (1924-1994) était fils de poète. On le sent bien lorsqu’on lit sa prose courte, aérée, flamboyante. Que la littérature japonaise est étincelante et inattendue, originale… Dans ce livre, que certains amoureux de Yoshiyuki n’aiment pas,...
Pierre Perret en dehors de son côté "chansonnier-amuseur" est capable de pondre des petits bijoux de sensibilité, de finesse, de justesse ; bref de la très belle chanson... Chantée par l'auteur, cela fleure déjà très bon... Reprise par "Les Ogres de Barback"...
la Loire grasse cache ses barques de sable ses détroits de vase et les belles lagunes elle les déplace la nuit pour piéger les pêcheurs et porte ses jarretières hautes et fines comme de longs troncs peupliers aubépines dorées en revers d'une poitrine...
Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis le tout début du xxe siècle. Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s'inspirer de cette forme de poésie brève. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, qui s'écrivait sur...
J’imaginais toujours le même poème, celui d’elle et de ses pertes d’ailes, en rond, en flaque où je m’affaissais en moi-même, et toujours le même dilemme, me sortir d’elle et de moi-même, et en finale la perte d’elle ou l’enfouissement de moi, mais je...
Henri Michaux aura passé sa vie à attendre sa mort, très jeune, on lui découvrit une malformation cardiaque congénitale ; il attendait donc que la machine s'arrêtat. Il souffrait aussi "d'avoir à mourir". On le comprend. Il mourut certes du coeur, mais...
Oh ! si bas nuages gris poissant champs dorés isolés comme des clones et moi juste pareil sous le noir qui perle étincelle Ou alors c’est le ciel serein et le labour en mottes grasses libérant la mort L’hésitation du vrai entre la calme oralité des gestes...
Avec des mots c’est difficile sans mots aussi Un silence tiède comme une mort molle Et des apnées longues et répétées ../.. le décours de ma vie Se reconstruire dis-tu ? Dans les méandres et les brumes des routes les plaies et les bosses les dos d’âne...
Chéreau mort, une page de mon théâtre se tourne ; même si je n'ai jamais trop adhéré à ses mises en scène cinématographiques, je restais comme un flan, heureux, enthousiasmé, remué, abîmé, malmené lorsque je voyais son théâtre... Un de mes meilleurs souvenirs...
Cela fait 3-4 fois que je lis ce petit livre de la "chronique d'une folie" ; William Styron ("Le choix de Sophie", "Un lit de ténèbres"... entre autres) a souffert très sérieusement d'une grave dépression l'amenant au seuil de la mort. Il en parle dans...
Les hauts talons luttaient avec les longues jupes, En sorte que, selon le terrain et le vent, Parfois luisaient des bas de jambes, trop souvent Interceptés ! - et nous aimions ce jeu de dupes. Parfois aussi le dard d'un insecte jaloux Inquiétait le col...
un petit poème du surréaliste péruvien César Moro, ami de Breton qui écrivit presque toute son oeuvre en français La fenêtre de la méduse Jambes croisées : Fougères fermées Langue déliée : Horreur du vide L'hiver ne sait plus de quoi il retourne Les mains...
En plein orgasme, nous fumes projetés contre le plafond, collés comme des mouches ; nos peaux s’étaient ventousés et nous eûmes grand mal plus tard lors de la détumescence à redescendre, à nous détacher ; tes peaux étaient airain en fusion, or et cuivre...
Elle dit : (elle parlait) … …/… dehors (je regardais dehors) le vent courbait les branchages violemment …/… elle parlait fort je n’écoutais plus dehors : le vent courbait fort les branches, les hanches des arbres s'inclinaient les racines piétinaient...