mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...
La fermeture éclair a glissé sur tes reins Et tout l'orage heureux de ton coprs amoureux Au beau milieu de l'ombre A éclaté soudain Et ta robe en tombant sur le parquet ciré N'a pas fait plus de bruit Qu'une écorce d'orange tombant sur le tapis Mais sous...
Sergueï Essénine est né en Russie centrale en 1895 dans la campagne russe, ses origines sont profondément paysannes ; à l’âge de14 ans il écrit déjà des vers reconnus. Il se lie avec de grands poètes du moment tel Marina Tsvetaiéva, mais on lui refusera...
Mettez-vous dans l’amour Les jambes nues très haut La grandeur folie des yeux Au fond de la gorge ce peu de voix Pour des bas noirs bon gré mal gré Les bras nus jusqu’au milieu des épaules nues et les aisselles nues Au bord des seins Entrave d’ivoire...
(très beau livre, très intéressant et une très belle préface d'Antonio Tabucchi) --------------------------------------- UN EXTRAIT des dons d'écriture de Marilyn : ------------------------------ Papier à en-tête du Waldorf-Astoria (premier feuillet)...
hommage à Jean Giraud alias Moebius, -------------------------------- - Qui c’était ce beau zigoto aux yeux bleus qui vient de sortir ? - C’était un employé des IBT. - On a un problème ? - Non, il est juste venu me changer le nid anti-suicide, le nôtre...
Georges Courteline ( C'est en 1881 que Georges Moinaux décide de prendre un pseudonyme. Son choix se porte sur 'Courteline', nom du moineau dans 'Le roman de Renard') est tourangeau, comme moi (bref : un bon gars, :-)). Personnage très en avance sur son...
Roberto Juarroz est un grand de la poésie sud-américaine. Décédé en 1995, tout le monde s’accorde à dire qu’il s’agit d’un poète d’exception. Toute sa vie il a publié des recueils de poésie avec le même nom « Poésie verticale », de même les petits poèmes...
La chambre seule En hommage à Cesare Pavese Tunnels inorganiques dans tes cuisses organiques reliés entre eux par d’étranges tamanoirs léchant eux-mêmes tes sucs miellés comme des fourmis blanches au bout d’un temps l’extase comme un bus strident vissé...
Ce visage ? Qu’en diriez-vous ? On me dit (le propriétaire) que c’est un visage de 23 ans pile. On me dit en outre que ce visage rayonnant donnera naissance dès le lendemain à un enfant bien rond, un nourrisson tout rond. Vous y croyez, vous ? D’abord...
en ce jour anniversaire du décès de Léo (19 ans déjà !) cette chanson qui marquera à tout jamais mon adolescence et me fit aimer ------------- 12ans, 12 ans, j'avais 12 ans, dieu que c'est dur ! bises Léo ! C'EST EXTRA Une robe de cuir comme un fuseau...
J’étais dans ces pays argentés l’autiste Celui qui ne voyait l’étrange étrave de tes cuisses Ni syntaxes ni conjugaisons ni puissantes rimes Juste en restait l’amertume de mal comprendre Ces blanches collines, blanches vallées Et ces seins que je voulais...
D’ETRE EN MULTITUDE (1968) (traduction Yves di Manno) (Of Being Numerous) --------------- George Oppen 1908-1984, un des pères du fugace courant "objectiviste", victime longtemps du maccarthysme, dut s'exiler au Mexique ; après 25 ans de silence , il...
Le poète et la roue des questions A-t-il failli lui aussi ? Il s’est battu tant que le monde avait une assise et le berger une étoile Il a hurlé avec les fous et arboré le sourire de l’éveillé Il a tendu la main jusqu’à ce qu’on la lui coupe De sa marge...
Le sens ? Le sens des mots des fourmis en monts ou en lignes pointillés et commémoration du monde ; le sens du saut des étoiles et des brillances les nuits de fort vent ; le sens du verbe que je fournis pour te parler à toi et aux autres ; le sens des...
La sclère trop blanche de ces yeux trop bleus comme un océan de mousse cela donne un regard de folle ou inadapté sur le sable nos pieds siliceux ce serait un mois d’adolescence dans les plages verdoyantes toujours perdu de ces corps-là Perdu sans ma solitude...
Je tente d’écrire N’est-ce pas Je serais menteur : je dirais par nécessité Non, ici c’est plutôt par dilettantisme Le manque de temps toujours pour se dire « écrivain » Le talent aussi Le talent peut se travailler, non le temps qui passe, qui fuit, et...
Chez moi, les 3-4 lilas sont en fleurs, c'est merveille pour les naseaux, mais les fleurs invitent quantité de colocataires, en voici deux assez exceptionnels surtout le premier : on parle de "queue de carpe" Ce magnifique papillon est assez rare à voir,...
Quatrième de couverture : 1980, Nord du Chili, sous la dictature de Pinochet. Les terres arides du désert d'Atacama ne sont ensemencées que par les fosses communes du régime. Rocio, ancienne étudiante en médecine, a suivi son mari, Carlos, lieutenant...
Ce qui m'a le plus tôt rendu sensible à la poésie ? Une goutte de pluie. Sur le chemin que j'empruntais pour aller à l'école se trouvait un pin stupa qui restait de glace chaque fois que je passais devant lui. Un jour, après la pluie sans doute, le monde...
Ami d’Eluard et de Tzara, l’écrivain hongrois Gyula Illyès - auteur entre autres de la « Vie de Sándor Petöfi » - fut aussi un immense poète très présent à l’histoire, enraciné dans son peuple et ses misères. A travers les ruelles souillées En courant,...
« L’arrangement » (1967) d’Elia Kazan est un sacré livre ! De ce livre-là Nicolas Bouvier disait « qu’il avait mis une semaine pour s’en remettre », était-il donc possible de vivre autre chose, de changer, de vivre une autre vie ? Notre vie entière ne...
Au bout d’un moment, à force de se chercher soi-même, on tend vers l’isolement et l’égarement… Et l’ « autre » est perçu comme secondaire ou accessoire ; voire un étranger, un maladroit, un incapable, un gêneur, ou encore un "mal nécessaire"… A force...
Du café instantané avec de la crème un peu aigre dedans, et un coup de fil à l'au-delà qui semble toujours aussi lointain. "Ah papa, je veux rester ivre des jours et des jours" de la poésie d'un nouvel ami ma vie tenue précairement entre les mains voyantes...
«L'absurdité est surtout le divorce de l'homme et du monde.» « L’étranger » date de 1942. Il fait partie de la trilogie dite de « l’absurde ». Camus n’a alors que 28 ans. « L’étranger » est pour lui « le point zéro ». (in Carnets II p.31) La lecture de...
Sur tes sueurs en corps, j’aurais moi aussi tempêté et rêvé si fort tes suints, tes ors aux collines aimées que tu prêtais aux hommes aimables aux paysages encombrés Ces frissons de doigts, j’aurais rêvé là où tes bas blancs à ton sexe parlaient Sous...