mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...
Sur le mot : je regarde Lequel pour mon choix : le gros posé, finement sensuel, l'autre là timide ? Là sur ma table : je regarde J’entrevois mots et phrases Il faut classer, réorganiser Toujours se battre avec la syntaxe Grammaires en guerre Mots qui...
Insufflée la flûte de la vie Le bon temps passe en rais, tracé comme des poussières dans le vent de l’enfance lorsque ma mère secouait les draps Passe le bon temps des gens dont je serrais les doigts Les petites mains des enfants, les doigts de l’enfance...
Le corps calmé par ces pas incertains, le vent assommé de bourrasques, au dehors les grands pins et leurs verts aggressent profèrent force et indifférence au genre humain ils sont comme des stalles pour diriger mon chemin, un pavage naturel, un lien,...
l'ami Jean philippe m'envoie 3 petits poèmes le premier est de lui - j'imagine - les autres : à vous de traduire :-) Haiku valaisan Pluies de crucifix / pluies d’hosties / Plumes d’anges / cris des vaches / C’est dimanche ---------------------- Melpomene...
à Yves Bonnefoy, le silence près du canal dans l’ombre naturelle des choses prises dans la glace étouffe c’est comme l’étrangeté du monde qui serait en moi à la fois étranger et présent tel suis-je au bord du grand canal glacé les feuilles ondine frappées...
lasse l’eau vif argent qui peint le ruisseau descendant torrent lacrymal et veines bleutées par le froid je disais je ne sais plus au vent dehors les grands arbres fouettent le grand vent glacé et un froid blessant d’hiver gris et sombre endormi et neige...
les tuiles romaines des grands toits rouges chauffent le ciel de grandes volutes puissamment chaudes montent vers le ciel d'un visage bleu celui ci se réjouit de ce bronzage une tour d'église en érection près des toits profite aussi de cette réverbération...
le canard cancane le chameau blatère l'hirondelle gazouille l'oie cacarde l'éléphant barrit la pie jacasse le coc coquerique le cerf brame le lapin clapit et toi ? et toi ? tu babilles l'aigle glatit la poussin piaule le renard glapit la bécasse croule...
un glaïeul comme un deuil en ma main vers toi, tiré mon abécédaire de toi, en ce jour finissant j'effleurais tout tes sangs globules lunaires au printemps, commençant, j'ai tout de blanc amusé tes âmes par entiers pétales enfants parsemé tes flammes un...
les racines les terres les cieux ou les gouffres immenses il faudra reconnaître découvrir travailler chercher dans les creux et trous écarter les bras ne pas se noyer basculer dans le vide en arrière bras ballants gesticulants ressentir ces sensations...
Ma fêlure à moi, c’est mon opulence Mon pessaire à toi : Mes doigts en cupule, caressant La pervenche avait fleuri blanche Et si c’est d’un pétrel Il ouvre alors grand les ailes Il est un radar plein de pureté : Si mon sexe pygmée devient pylône C’est...
Comme un long lévrier s'étire sur le sol, L'ombre s'allonge auprès de nous et, sous la vigne, Les moucherons ont clairsemé leur frêle vol : La lune immense a le lourd glissement d'un cygne. Les vieux pommiers sont noirs sur l'écran net du ciel : Rameaux...
« L’amour et l’amitié savent que l’autre aimé est définitivement à la fois donné et hors de portée. L’amour insiste sur le hors de portée et donc fait les gestes de la possession. L’amitié s’installe dans le « donné » et donc accomplit les gestes de la...
Italiennes lumières Et dont s’affole la pluie Les eaux mêlées de tes cheveux S’hérissent En de calmes pointillés Tes yeux : Dessin d’enfants ------------------------------------- Nuages en laine Filant mouton Expire ma haine En fuites claires Epouvantablement...
Toutes le soleil au ventre Les toisons ensoleillées, des sexes heureux Quant à moi Je m’efface en discrétion totale, timide inconscience --------------------- Structure de mon être Va se disloquant en mille mots Bégaie mes nouveaux poèmes Je trie ton...
j'attends le temps d'y voir les brouillards irritaient les paysages maintenant les arbres nus nous désignaient les verts malins s'y mêlaient Good Bye ma vie aréolée d'aurores incertaines aux chapeaux de claque de la fin Mai ensoleillé et poussiéreux /...
fine musique étrange qui me dérange qu'est-ce c'est ton corps lourd qui balance en rythme en cadence et attirance il est lourd et profond et je me baigne en son sein c'est ton cul fin et blanc comme une hostie d'odeurs c'est ma religion ce cul tout rond...
tu essayais de dire de dire en dans en dedans et puis non tu n'as pas pu les vagues maritimes volaient comme de petits avions fatigués le mistral gueulait ses rimes incertaines nous étions encore dans l'interface - entre parenthèses - nous participions...
à la mémoire de Victor Jara, mots qui se soulèvent à travers gorge crachent poésie, beauté bloquent retraite arme difficile sont mots difficiles pollen d'amour dans coeur arrêté freine sang de joie dans veine de fête arme terrible sont mots difficiles...
En lueurs qui brillent Où Tes yeux scintillent Amers comme en mer nous deux Vers luisants égarés dans nos nuits Comme hypnotisés de nos chemins Toi empyrée et moi au sol Je rêvais ton corps en brûlis Je décidais de t'écrire en MAJUSCULE Je m’assoupissais...
Epaule, lieu particulier où le soleil luisait Moitié ombre Et l’autre très éclatant ou brille Blanc argent, puis au brun foncé Mes yeux fascinés par ces points étincelants clignotants Allongée sur la pierre chaude, les cheveux mouillés Puis devenant très...
donc quoi dire. dehors l'air le souffle du vent on gobe le temps quoi dire des pins squelette en bois verdure dure chemins qui durent dorés sur ces courbes de sable dehors le vent la mer qui tombe bat et renait sables en dunes, de désir, formes féminines,...
optique là oratoire beauté clairière opulente le monde bleuté la forêt lente : je nais là vivre en semence passant inépuisé la terre aux lèvres effeuillé des ventsensoleillé puissant l'humus premier l'eau s'enrichir le temps et l'eau fluide nourriture...
je ne suis pas disponible aux mondes des autres chaque autre en soi qui s'affirme je ne veux plus être disponible ni à toi ni aux autres je me veux silence j'en montre mon individualité mon ego non égal aux autres je n'ai rien à dire ni les rires ni les...
il brumait ce jour-là j'étais sorti de chez toi en vitesse devenu nécrophage par nécessité par ces temps de restriction je demeurais cependant interdit devant ta nébuleuse celle en forme de ton corps j'avais même gobé toute ta panoplie de femme qu'en...