Ça y est Richard, j'ai maintenant l'âge où toi tu te décidas, On ne retrouva ton corps qu'au bout de quelques jours dans ton ranch où tu t'étais terré tout l'été, et puis ce mauvais mois d'octobre, et le revolver près de ton corps.
Tes amis mirent du temps à comprendre que tu t'étais suicidé. Les journaux tout de suite débitèrent beaucoup de conneries à ton sujet, en insistant bien sur ton côté hippie, tes instabilités, le monde beatnik... Pourtant tu n'avais pour voisins que des amis : Peter Fonda, Jim Harrison, Thomas Mac Guane. Tu avais cotoyé Ginsberg et tant d'autres ; célèbre tu le fus dès la parution de tes premiers romans, sans doute même que cette brutale notoriété ne te fut pas bonne, tu t'y étais habitué et tu aimais être adulé, tu compris moins bien ensuite tes relatifs insuccès. Tu te mis à vieillir mal, maniaque, dépressif, tu t'isolas, tu étais ivre très souvent, morose et paranoïaque, tu fus attiré par les armes à feu ; ainsi te décrit un vieil ami Keith Abott auteur d'une belle biographie de toi. Tout le monde imaginait te voir finir alcoolique ou disparaître de mort violente, personne n'imagina un suicide. Tu écrivis jusqu'à la fin, de tout petits poèmes, courts et brutaux, comme celui-ci :
« Agrandissement de la mort :
Au-dessus de l'obscurité il y avait une autre obscurité, Et seule grandissait la mort s'agrandissant. Elle s'agrandissait comme l'obscurité au-dessus de l'obscurité grandissante. »
Alors, voilà, l'autre fois me baladant dans les falaises ocracées de Rustrel, j'ai pensé à toi maintenant que nous avons le même âge et je t'ai écrit un court poème. Amitiés ... et sait-on jamais toi qui croyais en la réincarnation...
il y a la MORT et derrière ce peintre, encore la mort le désespoir des choses passées silence radio dans une brume incolore la fuite du temps ou c'est l'inutile
c'est silice entre les doigts, on ne peut rien retenir ni les amis qui fuient, ni la jeunesse si riche en vie, ni les jolies filles habillées de fleurs et l'innocence jeunesse et toujours la mort en visage de craie, masque, certaine un jour d'aimer gagner
pour toi, mon ami le sexe des filles est une étoile ovale qui clignote un bourgeon étoilé un ove quasi parfait un bourgeon aimé
-J.Safran Foer? = OUI !!<br />
-Victoria lancelotta "en ce bas monde" c'est pas mal du tt /ed. Phebus (nouvelles) = NON :-(<br />
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à quand l'hommage à Watts = connais pas :-(<br />
ou Burrough ? = ça ça pourrait venir<br />
Buckowski quand même avant :-)
marco quel magnifique hommage, me donne envie d'y retourner, il y a si longtemps, époque prolifique et diverseà quand l'hommage à Watts ou Burrough ?comme un vaccin, merci de ces rappels nourriciers
c'est sincère marcopréviens si tu arrêtesmoi aussi j'ai envie d'arreter mais bon, i don't knowwhyj'aime beaucoup Carver et Fante , la découverte il y a longtempsde la litterature américaine, leurs façons d'écrire et surtout la forme brève de la nouvelle me plaisent beaucoup , connais-tu:-J.Safran Foer? -Victoria lancelotta "en ce bas monde" c'est pas mal du tt /ed. Phebus (nouvelles)je voulais te parler d'un autre écrivain que j'aime bien mais j'ai pas trop le temps là, je reviendraibonne journée à toi.
RB est un de mes écrivains préférés<br />
c'est bourré d'humour, écrit très poétiquement, riche, intelligent<br />
ces poèmes sont le plus souvent très corrects<br />
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seul bouquin à éviter : le dernier paru bien > sa mort où c'est vraiment des fonds de tiroir<br />
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John Fante, Richard Brautigan et Raymond Carver sont mon triptyque made in USA<br />
Carver est "hors jeu" car lui c'est carrément "miraculeux"<br />
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merci if6 pour tes gentillesses<br />
car très souvent j'imagine arrêter ce blog
je découvre moi aussije vais essayer de trouver les romansil est bien le poème que tu as écrit à cette occasion, on doit avoir à peu près le même age ts les 2 et c'est vrai qu'il y a des caps des seuils difficiles à passer où tt semble s'écrouler, le bel édifice construit , nous sommes si plein de toutes les exigences de l'époque se reconcentrer sur ce qui paraît essentiel c'est bien non? bonne journée à toi tes notes sont une bouffée d'oxygène dans la blog-sphère , dans ce trop plein qui déborde de tous côtés.
oui c'est bien le peter fonda d'easy rider<br />
si tu ne connais pas richard brautigan / lis ses romans<br />
ça te plaira truffé d'humour et d'inventions verbales
Je suis encore jeune et je ne connais pas toute les figures de cette époque. <br />
Par contre si il a été le voisin de peter Fonda digne du Easy rider. Je lui presente mes amitiés et mon respect pour son dernier acte.<br />
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J'aime bien notamment le court poème que tu as devoilé de lui, c'est le style d'écriture que j'affectionne, une scandation de mots répétés. <br />
Merci pour ce moment de culture peterpan! ;)
Je n'ai pas encore lu tous tes textes,mais le peu que je viens de lire (quatre ,il me semble),je le crie:je suis fan de toi!<br />
Quelle légèreté dans tes phrases,quelle fluidité et surtout quel plaisir de te lire jusqu'au bout...Merci.<br />
Je te mets dans mes liens,c'est impératif!Continue à nous faire rêver