Samedi 17 mai 2008
Gianmaria Testa nous a habitué depuis quelque temps à de beaux albums, toujours réussis, toujours hors des modes,hors show-biz,
toujours honnêtes.
La valse d’un jour (il valzer di un giorno – Harmonia Mundi 2001)
est un pur
poème du début jusqu’à la fin. La quintessence de la force de cet artiste piémontais né en 1958 atteint là peut-être son apogée. Les textes sont courts et percutants, toujours précieux et oniriques
; le livret accompagnant le disque est déjà lui-même un régal, photos noir et blanc et traductions de toutes les chansons et de tous les poèmes ; seules deux guitares se répondent, celles de
Gianmaria Testa et Pier Mario Giovannone, elles sont toutes deux d’une sobriété exemplaire et la voix de l’artiste nous donne à rêver, un rêve mystérieux et inestimable. Il y a bien un air de
miraculeux dans ces morceaux. On pense à Paolo Conte du début bien sûr, mais aussi Léonard Cohen, de ces artistes trop rares aujourd’hui.
Le disque se termine par une lente diction pleine de talent et de retenue d’un petit poème de Jean Claude Izzo écrit très peu de temps avant sa mort « la plage du prophète ».
Gianmaria Testa est sans nul doute une erreur dans ce monde actuel de la chanson – une erreur pour les textes, une erreur pour la musique -, une bien belle erreur.
Les femmes dans les gares
Des jupes comme des cerfs-volants dans les orages
Sombres élégances de cormorans
Ombres de rouge dans les cheveux et sur les mains
Les femmes dans les gares
Toujours quelqu’un les attend
Elles s’en vont
Et ne se retournent pas.
GM Testa
Je me sens seul
Seul
Comme ces balcons
Aux persiennes fermées
Abandonnés
Où tombe la pluie
Le sable se pose
Se pose la poussière
S’ils avaient une voix
Tu les entendrais
Invoquer les oiseaux
S’ils avaient des mains tu les verrais
Dessiner géraniums et azalées
J’attends comme eux
Quelqu’un qui m’ouvre
Plancher à fouler
Véhicule de lumière
Autre chose
Je ne sais imaginer PM Giovannone
La valse d’un jour (il valzer di un giorno – Harmonia Mundi 2001)
est un pur
poème du début jusqu’à la fin. La quintessence de la force de cet artiste piémontais né en 1958 atteint là peut-être son apogée. Les textes sont courts et percutants, toujours précieux et oniriques
; le livret accompagnant le disque est déjà lui-même un régal, photos noir et blanc et traductions de toutes les chansons et de tous les poèmes ; seules deux guitares se répondent, celles de
Gianmaria Testa et Pier Mario Giovannone, elles sont toutes deux d’une sobriété exemplaire et la voix de l’artiste nous donne à rêver, un rêve mystérieux et inestimable. Il y a bien un air de
miraculeux dans ces morceaux. On pense à Paolo Conte du début bien sûr, mais aussi Léonard Cohen, de ces artistes trop rares aujourd’hui.Le disque se termine par une lente diction pleine de talent et de retenue d’un petit poème de Jean Claude Izzo écrit très peu de temps avant sa mort « la plage du prophète ».
Gianmaria Testa est sans nul doute une erreur dans ce monde actuel de la chanson – une erreur pour les textes, une erreur pour la musique -, une bien belle erreur.

Les femmes dans les gares
Des jupes comme des cerfs-volants dans les orages
Sombres élégances de cormorans
Ombres de rouge dans les cheveux et sur les mains
Les femmes dans les gares
Toujours quelqu’un les attend
Elles s’en vont
Et ne se retournent pas.
GM Testa
Je me sens seul
Seul
Comme ces balcons
Aux persiennes fermées
Abandonnés
Où tombe la pluie
Le sable se pose
Se pose la poussière
S’ils avaient une voix
Tu les entendrais
Invoquer les oiseaux
S’ils avaient des mains tu les verrais
Dessiner géraniums et azalées
J’attends comme eux
Quelqu’un qui m’ouvre
Plancher à fouler
Véhicule de lumière
Autre chose
Je ne sais imaginer PM Giovannone
par the very famous french peterpan
publié dans :
chanson poétique
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